Du rock, de la pop, de l’electro et même du punk new wave (hé ouais), la programmation du 12e festival Novosonic devrait faire danser même les plus récalcitrants aux musiques actuelles. Cette année encore, l’équipe de l’atheneum (l’Athé pour les intimes) a voulu faire sortir le festival des murs de la cité des ducs. Outre Dijon, Mâcon, Auxerre et Besançon accueilleront quelques artistes hauts en couleur et en sonorités jusqu’au14 novembre 2015.
«Le public de Novosonic vient pour être surpris et vivre une expérience de concert qui ne laisse pas indifférent. » Charline Mohn Vigneron, directrice de l’atheneum, centre culturel de l’université de Bourgogne, donne le ton. Depuis le début, le festival privilégie les groupes émergents qui n’en sont souvent qu’à leur premier album. « C’est un festival défricheur. »
Avec Cédric Mousselle, directeur adjoint et responsable de la programmation du festival, c’est ainsi qu’ils ont défini la ligne artistique de cette nouvelle édition. Seize groupes joueront pour un public averti, mais aussi pour tous les curieux amateurs de bonne musique ou de choc culturel. Sur scène, on nous annonce des petits jeunes, des plus vieux, des groupes locaux et d’autres venus de plus loin comme les Américains de The Soft Moon, tête d’affiche du festival. Certains concerts auront lieu à l’atheneum (c’est lui qu’organise, quand même!) mais Novosonic va s’installer ailleurs aussi à Dijon (La Vapeur)et en Bourgogne, pour que le festival soit accessible à de nouveaux publics. « Il y a une vraie demande en région de la part des salles pour que l’on fasse des choses ensemble. »
Le Silex à Auxerre, la Cave à Musique à Mâcon et la Rodia à Besançon (la Bourgogne de demain, rapprochement oblige) seront donc de la partie. Des lieux qui n’ont pas été choisis au hasard.
[df_divider el_width=”100″ style=”solid” height=”1px” accent_color=”#EEEEEE” border_size=”1px” padding=”20px 0″ position=”align_center” el_class=””]L’étudiant au cœur de la culture
«Nous avons délocalisé le festival pour nous inscrire dans la politique du président de l’université à destination des autres sites universitaires.» Charline Mohn Vigneron ne perd pas de vue sa mission première : sensibiliser les étudiants au monde artistique contemporain (et ça, c’est pas simple). « Au-delà du festival Novosonic, nous proposons toute l’année une programmation pluridisciplinaire avec du théâtre, de la danse, de la musique ou encore des arts visuels. »
L’atheneum ne se limite pas à proposer des spectacles, il veut que l’étudiant aille plus loin que son statut de simple spectateur. Dans cette volonté d’éducation artistique, le centre culturel permet aux étudiants de pratiquer différentes disciplines avec des intervenants de tous horizons.
Dernier volet de l’action culturelle du lieu, l’accompagnement des étudiants dans leur projet professionnel ou de découverte artistique et technique. « Nous sommes là pour mettre à disposition un espace, comme une salle d’exposition, mais aussi des compétences, avec des stages autour de la lumière ou du son notamment. »
L’étudiant n’est d’ailleurs pas le seul à pouvoir profiter de l’offre de l’atheneum puisque la mixité des publics demeure un axe de travail défendu par la directrice. « Diffusion, éducation et accompagnement, en gardant un esprit d’ouverture. Voilà comment résumer notre action. » À l’université, les étudiants peuvent sans doute apprendre plus qu’ils ne l’imaginent tout en s’amusant. Il leur suffit de pousser les portes de la culture.
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