Selon son budget, son âge et surtout ses envies, on peut partir à l’aventure dans une région de France que l’on connaît peu, dans un pays à seulement quelques encablures, ou encore traverser la moitié du globe. Bien que chacune ait son style pour voyager, nos touristes locales ont un point commun : l’envie de partager leur regard sur ces destinations.
[df_divider el_width=”100″ style=”solid” height=”1px” accent_color=”#EEEEEE” border_size=”1px” padding=”20px 0″ position=”align_center” el_class=””]Colette, 60 ans, Dijon : Le luxuriant sud du Vietnam
« Mon mari et moi voyageons ensemble depuis 40 ans, de plus en plus souvent et de plus en plus loin… Nous sommes partis pour le sud Vietnam. Le billet aller-retour Paris – Hô Chi Minh Ville nous a coûté environ 600 € chacun. Sur place nous avons choisi de beaux hôtels (à notre âge, nous aimons notre confort !), mais c’est un pays où on peut se loger pour un budget vraiment réduit. Dans le pays, on a voulu tester tous les types de déplacement : le taxi, la voiture avec chauffeur, le bus local, le train, le bateau, le scooter et le vélo…
On a vraiment choisi de tout expérimenter et pour ma part, j’ai adoré le train. Sur place, nous avions soigneusement préparé notre circuit. Nous avons découvert Hô Chi Minh Ville pendant quelques jours, c’est un lieu intéressant mais bruyant, avec ses milliers de deux-roues à moteur.
Cette étape nous a permis de faire connaissance avec l’atmosphère locale. Ensuite, nous sommes allés à Mui-Né, sur la côte sud-est. Un endroit magnifique avec ses dunes immenses de sable rouge, orange, corail. Il y avait aussi beaucoup de vent.
Ce que je retiens du sud Vietnam : ces paysages luxuriants, notamment dans le delta du Mékong, mon coup de cœur ! Une oasis incroyable faite de nature, de paysages superbes, de l’eau partout et ces femmes avec leurs chapeaux coniques qui sortent à peine des rizières. J’ai aussi l’image d’une abondance de végétation, de couleurs, de fruits jusqu’alors inconnus…
Nous nous y sommes promenés en bateau pour découvrir les marchés flottants notamment. Nous avons aussi découvert un village de bambou, puis la petite ville de Rach Gia, moins touristique où nous avons plongé au cœur d’un Vietnam authentique et traditionnel. Ce fut également le cas sur l’île de Phu Quoc, notre dernière escale dont je garde le souvenir des visages souriants et d’une sérénité accueillante en toutes circonstances.
Enfin, je ne peux pas parler du Vietnam sans évoquer sa gastronomie et notamment ses soupes : à chaque fois différentes avec des épices, des aromates, des herbes, des céréales de type nouilles ou riz, des légumes, de la viande, des fruits de mer : un repas complet, un truc de fou ! Je me suis régalée tant en mangeant qu’en découvrant ce pays fascinant. »
[df_divider el_width=”100″ style=”solid” height=”1px” accent_color=”#EEEEEE” border_size=”1px” padding=”20px 0″ position=”align_center” el_class=””]Julie, 36 ans, Vougeot : On the beach
« Je n’avais de Miami que l’image que m’en donnait une série américaine. Pourtant, la curiosité et l’opportunité d’un billet d’avion trouvé par hasard (435 € l’aller-retour en novembre) nous ont convaincus avec mon mari.
La Floride s’est révélée une destination idéale pour fuir la grisaille et le brouillard dijonnais de fin d’année. 30° à l’ombre en moyenne, des plages immenses, des Américains souriants et détendus, j’ai été agréablement surprise. Par contre, si le billet ne nous a pas ruinés, le séjour sur place aurait pu s’en charger. les hôtels affichent des prix à faire pâlir. Heureusement, en anticipant un peu les réservations, on a pu limiter la casse, que ce soit sur des sites de réservations en ligne ou via Airbnb.
La Floride nous a donné une image « surdimensionnée » de l’Amérique où on a l’impression que tout est exagéré : la clim à fond partout, les voitures énormes, les plats qu’on n’arrive pas à finir… Mais la Floride, ce n’est pas que Miami. J’ai beaucoup aimé les petites villes du golfe du Mexique comme Naples ou Fort Myers, et même les Keys au sud (des îles reliées par un pont en pleine mer), mais mon vrai coup de cœur reste les Everglades. La nature trouve largement sa place en Floride.
On y croise des alligators mais aussi une grande diversité d’oiseaux, de serpents, quelques biches locales, des lamantins… Tout ça dans une verdure luxuriante au cœur des marais. À peine à une demi-heure de route de l’agitation de Miami, de son quartier Art déco, de son street art, de ses boutiques et musées hors de prix, on se retrouve en pleine nature dans un calme surprenant.
J’avoue que ce n’était pas un voyage dont je rêvais au départ mais cette destination m’a séduite. »
[df_divider el_width=”100″ style=”solid” height=”1px” accent_color=”#EEEEEE” border_size=”1px” padding=”20px 0″ position=”align_center” el_class=””]Francesca, 37 ans, Dijon : Chez nos voisins londoniens
« Londres est une destination que j’apprécie et où j’essaie d’aller quand l’occasion se présente. J’y vais avec mon compagnon ou avec des amis. Selon le cas, on opte pour la voiture – environ 500 € dont 84 € pour l’Eurotunnel par trajet et par voiture, et surtout environ douze heures de trajet – ou pour l’Eurostar. On trouve autour de 150 € l’aller-retour depuis Dijon pour un long week-end et ça prend beaucoup moins de temps, d’autant plus qu’on arrive
au cœur de Londres. J’ai aussi essayé en avion, mais c’est plus compliqué.
Pour le logement, on opte pour l’économique avec des auberges de jeunesse car la ville est un peu chère.
J’aime Londres, j’aime tous ses quartiers, de Nothing Hill à Covent Garden en passant par Camden. Mon coup de cœur, c’est Greenwich, au bord de la Tamise. On peut y aller en bateau. J’apprécie les marchés parce qu’on y trouve des créateurs très originaux. On y trouve plein de petits stands dans une véritable ambiance de marché convivial.
On peut aussi y déguster de la nourriture du monde entier au même endroit. Greenwich permet de sortir des parcours touristiques classiques et de s’ouvrir aux cultures culinaires du monde dans un pays qui n’a pas vraiment de grande gastronomie.
Je ne peux que conseiller à tout le monde d’aller au moins une fois à Londres car c’est un voyage assez accessible et pourtant dépaysant, surtout quand il faut rouler à gauche ! »
[df_divider el_width=”100″ style=”solid” height=”1px” accent_color=”#EEEEEE” border_size=”1px” padding=”20px 0″ position=”align_center” el_class=””]Aurore, 30 ans, Dijon : Une bourguignonne en terre bordelaise
« Une de mes bonnes amies a déménagé à Bordeaux, j’y suis donc allé pour la voir. J’ai opté pour le train parce que je n’ai pas vu de vol depuis Dole aux dates que je voulais. L’option SNCF m’a coûté environ 150 € l’aller-retour
et j’étais hébergée par mon amie.
Ce que j’aime à Bordeaux, c’est son côté ville basse avec des immeubles qui ne dépassent que rarement
les trois étages. Comme ça, on voit toujours le ciel et bien qu’on soit dans une grande ville, on ne s’y sent pas oppressé. Le centre a profité d’un décapage qui fait ressortir son côté minéral, apportant de la luminosité. Ajouté aux embruns et aux charmes de la Garonne toute proche, c’est un plaisir. Il y a aussi beaucoup de quartiers sympas comme celui Chartrons, animé avec son marché. On s’y sent bien, c’est très vivant.
Le soir, je conseillerais de sortir à l’Iboat, un bar, salle de concert qui me fait penser à la Péniche Cancale. Ce que j’apprécie aussi à Bordeaux, c’est qu’on peut s’y déplacer aisément à vélo et qu’en quelques coups de pédales on se retrouve au bord de l’eau avec une impression d’ailleurs. On peut aussi pousser jusqu’au quartier Darwin Écosystème. Il s’agit d’une ancienne caserne en cours de réhabilitation où on trouve un skate park, un jardin communautaire, des logements sociaux… J’ai pris une claque en découvrant cet endroit vraiment sympa. Si on pousse plus loin, en voiture, on arrive vite en bord de mer ou dans le bassin d’Arcachon.
Mais mon coup de cœur, c’est le village de L’Herbe. Dans le restaurant So Fish que j’ai créé avec mon compagnon, on aime les bons produits naturels, et là-bas, je me suis régalée, notamment avec les huîtres ! En plus, c’est un village de pêcheurs resté dans son jus, au pied du Bassin. Sinon, il ne faut pas manquer les cannelés, j’avoue que je ne connaissais pas et que je me régale chaque fois que j’en mange.
Bordeaux, c’est à l’autre bout de la France, mais ça vaut le coup de traverser le pays ! »
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