« Photographie créatrice et inspiratrice de romantisme. » Ainsi se décrit Enola Dovetta, spécialisée dans tous les heureux événements que la vie nous réserve. La preuve avec ce shooting à Beaune Côté Plage. Installée à Nuits-Saint-Georges et bientôt de retour à Dijon, où elle est née, la pétillante photographe se raconte. Focus sans filtre.
Maternité, naissances, familles… Enola a fait du « beau » sa spécialité. Cette maman de deux garçons (« ils ont cinq et sept ans, je les mitraille depuis qu’ils sont petits ») a toujours puisé dans son tempérament positif pour nourrir son travail. Avec un noble objectif : « Faire ressortir la beauté des gens, leur redonner confiance en eux. La photo a un grande rôle dans l’estime de soi, cela peut être une thérapie. Surtout quand on est maman et que notre intimité se retrouve bouleversée, cela peut être difficile à accepter. » Cette thérapie par l’image est arrivée très tôt. Enola a « toujours fait de la photo ». Elle fut pourtant repérée comme mannequin à dix-sept ans, mais explique simplement qu’elle n’était « pas faite pour ça ». Le destin la fera passer de l’autre côté de l’objectif. Et objectivement, cette jeune trentenaire est devenue une référante dans son domaine sur la région.
Cours en ligne à 3h du mat’
Elle a travaillé pour cela. En autodidacte affirmée (« je suis un peu une geek, très à l’aise sur les logiciels »), elle n’a jamais hésité à se lever à 3 heures du matin « pour suivre des cours en ligne donnés par des photographes professionnels américains ». Braver le décalage horaire, elle connaît. Jamais très loin de son Canon – « la marque de (son) premier appareil, qui a marqué le début de l’aventure » – Enola est à son compte depuis avril 2015. Elle préfère retenir qu’elle a attrapé le virus depuis bien longtemps, la preuve avec quelques déformations professionnelles (« Arrête la voiture ! Y’a un truc à prendre ! »)… toutes pardonnées par ses proches.
Univers féérique
Ses tons pastels et romantiques, emprunts d’une certaine légèreté, sont assumés. Enola aime travailler « avec des éléments féériques, qui plaisent énormément notamment pour les mariages. » Cela ne l’empêche pas de se distinguer dans un tout autre style, encore tabou en France : les retouches de clichés de personnes défuntes. Un service qu’elle offre en échange de la simple reconnaissance. Ainsi est et restera Eno. Ce n’est pas un hasard si elle a réussi à fidéliser autant de monde, y compris hors de la Bourgogne (elle a vécu quelques années à Lyon). « Ils reviennent tous ou presque », note la professionnelle. Puis, c’est inévitable, être associé de près ou de loin à l’événement d’une vie, ça rapproche. « Certaines de mes clientes sont devenues des amies », confie celle qui cumule quelque 6 500 fans sur Facebook pour 101 avis « 5 étoiles » sur 103. Quand on sait la dureté des réseaux sociaux…
Affaire de famille
Enfin, cette affaire est définitivement celle du cœur, puisque la famille Dovetta s’est mise au diapason. « Ma maman a repris une formation de styliste et crée toute la garde-robe du studio. Ma sœur Marie, elle, est modèle pour moi », sourit Eno. Avec cette installation imminente dans son Dijon natal, la photographe veut franchir de nouvelles étapes. Son boîtier est plein de projets : elle va s’associer à un professionnel pour développer une activité de cinéaste, drone à l’appui. « De quoi faire de superbes images de mariages », détaille la jeune femme, qui s’oriente aussi vers les shootings mode. Elle en a réalisés deux pour votre magazine Femmes en Bourgogne. Jamais déçu d’Eno et ses photos !