Savy, ce sont les marques BMW et Mini. Mais ce sont aussi les motos et les scooters, présentés dans une toute nouvelle et spectaculaire concession spécialement dédiée à BMW Motorrad. Nous avons rencontré Nathanaëlle Heinrich, directrice France de la marque bavaroise, lors de son dernier passage à Dijon. Une femme à la tête du département moto de BMW ? Ça ne pouvait que nous plaire…
Par Andréa de Césaris
Photo : Jonas Jacquel
Un truc de mec la moto ? Y aurait-il encore des hommes venus d’une autre époque pour sortir une telle ineptie ? Un utilisateur sur quatre d’un deux-roues motorisé (scooter ou moto) est une utilisatrice et toutes les études démontrent que la pratique de la moto et du scooter tendra à se féminiser encore plus dans les années à venir. Voilà pour le décor. C’est dans l’imposante concession BMW Motorrad de Chenôve que nous reçoit Nathanaëlle Heinrich. On la lance d’entrée sur la place d’une femme dans un milieu d’homme. Mais on sent que ce n’est pas un sujet pour elle. « J’ai du mal à apprécier cela… J’ai toujours évolué dans l’univers automobile ou de la moto. Petite fille, je jouais déjà aux petites voitures et on m’en a jamais empêché. D’ailleurs, puisqu’on en parle, je réalise que je ne me suis jamais sentie freinée, limitée ou au contraire promue dans l’entreprise BMW dans parce que femme. La discrimination négative ou positive n’existe pas chez nous. » À la bonne heure. Grande, élancée et élégante, Nathanaëlle est entrée chez BMW en 2005 après des études à l’École de management de Strasbourg et à l’université de Mannheim, en Allemagne. Connue dans son groupe pour un mode de management collaboratif, elle milite pour « donner du sens et faire comprendre les valeurs fortes de l’entreprise : la responsabilité, la confiance, la transparence, l’ouverture et la reconnaissance. Un objectif commun pour le constructeur et les distributeurs ». Avec une obsession : la qualité de l’expérience client. « Faire qu’au-delà de la visite de notre magnifique showroom, nous puissions partager notre passion. » Passionné, Nathanaëlle Heinrich l’est assurément quand elle nous rappelle que « BMW a produit des motos avant de faire des voitures, dès 1923 » ou quand elle nous présente les différentes sorties 2020 de la marque à l’hélice dont « la très attendue R18 qui revient à l’ADN du constructeur, un cruiser rétro, épuré, dans la tendance bobber. » Une réussite produit qui semble répondre à la demande des clients si on en croit les impressionnants résultats commerciaux de BMW Motorrad : « Pas moins de 175 000 motos vendues en 2019. La France s’est imposée comme le deuxième marché de la marque ». Le temps où la moto était associée à « bruit », « poignée dans le coin » et « 300 kilomètres-heure » serait-il révolu ? « Je suis la première à me faire plaisir sur circuit où d’ailleurs bien les femmes, qui ont des pilotages plus propres, mettent à l’amende bien des hommes. Mais il est clair que, sur la route, l’image de la moto a considérablement évolué. Les deux roues sont à la mode. L’acceptation sociale est totale et c’est bien sûr devenu une solution de mobilité urbaine. » Congestion des centres-villes, cohabitation avec les transports en commun, pollution, parking, autant de problématiques qui contribuent à amener les adeptes du volant vers les deux roues ? « C’est le sens de l’histoire. Mais la vraie question est : quel est le bon outil de mobilité en fonction de son besoin et son usage ? Faut-il un deux roues motorisés, un scooter électrique, une voiture hybride ou même encore un diesel pour un gros rouleur ? Il n’y pas de réponse définitive et absolue et il faut combattre tous les dogmatismes. » Alors, prête à passer le cap ? La concession Savy, avec près de 50 motos et scooters et un étage complet concacré aux occasions, doit pouvoir répondre à cette nouvelle réalité de mobilité.
Savy – BMW Motorrad
18, rue Antoine-Becquerel à Chenôve
0380540707