Les enfants ont retrouvé les bancs de l’école tandis que les adultes ont déjà raconté depuis longtemps leurs dernières vacances à leurs collègues. J’ai préféré attendre que le flot de touristes ne rentre pour m’évader à mon tour. Où trouver du soleil sans se ruiner cet automne ? A Fès bien sûr, au départ de l’aéroport Dole-Jura !
Par Élise Froitier
Photo : Vince GX
Le site de l’office du tourisme n’est pas avare en adjectifs pour décrire Fès : « labyrinthique, médiévale, mystérieuse, ancienne, surprenante… » Je m’imagine déjà percer les secrets de cette ville impériale. Quelques clics sur le site de l’aéroport de Dole-Jura et mes billets sont réservés sans avoir l’impression de renoncer à tous les plaisirs de la vie en contrepartie. Le jour du départ, je n’ai pas besoin de me lever aux aurores. Mon avion décolle à 11h45, ce qui me laisse le temps de finaliser ma valise avant de sauter dans ma voiture pour aller jusqu’à l’aéroport. À peine trois quarts d’heure de route depuis Dijon ou Chalon-sur-Saône et me voilà sur le parking, où je trouve une place en quelques minutes. Je ne suis pas la seule à avoir opté pour un départ différé sous le soleil après l’été et, pourtant, pas d’interminables files d’attente. Contrairement aux grands aéroports internationaux, ici le personnel est disponible, à l’écoute et souriant. Dans la salle d’embarquement, il n’y a pas de grands fauteuils moelleux. Ce serait un luxe inutile vu le court temps d’attente. À travers les baies vitrées, je peux voir l’avion prendre place sur le tarmac et je ne tarde pas à m’installer à bord. Deux heures et 40 minutes plus tard, j’atterris à Fès. Heure locale 13h25. L’après-midi est à moi !
Fès le magnifique
Deuxième ville la plus touristique du Maroc, nichée au cœur du pays, Fès l’impériale m’envoûte dès l’arrivée. Pour moins de 30 euros la nuit j’ai trouvé une chambre dans un ryad, petit-déjeuner compris. Le patio et sa fontaine, les couleurs traditionnelles, le stuc et les mosaïques, la terrasse qui surplombe la médina… J’ai bien choisi mon cocon. Le Maroc dépayse. Le charme opère. Dès le lendemain matin, je me régale de thé à la menthe, de galettes poêlées, de crêpes feuilletées que je garnis de miel. Une fois rassasiée, je me sens prête à aller découvrir la ville, véritable musée à ciel ouvert. Je déambule de la médina Fès-el-Bali qui exhale ses parfums enivrants jusqu’à la mosquée Al-Quaraouiyine qui invite à la quiétude. Plus loin, la tannerie Chouara et ses mille couleurs m’émerveillent autant que le coup d’œil jeté au palais royal de Fès, fermé au public mais qui mérite tout de même le détour. Bien située, la ville permet aisément de partir en excursion à Meknès ou Volubilis. Une semaine ne sera pas de trop pour découvrir tous les secrets de ce paradis marocain. Je n’exclus pas de me lancer à l’assaut du moyen Atlas, facilement accessible, à moins que je ne m’autorise à partir plus loin pour découvrir le désert de Merzouga. Sous l’agréable soleil de l’automne marocain et ses 23 degrés de novembre, je n’ai pas vu le temps passer. À 9h55, mon avion décolle de l’aéroport de Fès. Il se pose à Tavaux à 12h45. Je pourrai profiter de l’après-midi pour ranger ma valise ou remplir le frigo mais je garderai en tête encore un moment les souvenirs de cette ville unique.
DOLE-JURA, C’EST TELLEMENT PRATIQUE
L’aéroport Dole-Jura vous propose des vols réguliers à destination de Marrakech, de Fès, de Porto et de Londres grâce à la compagnie Ryan Air, ainsi qu’une liaison vers Bastia assurée par Air Corsica. L’aéroport est situé à proximité immédiate de l’autoroute A39 (sortie 6, Dole Choisey), ce qui le met à moins de 30 minutes de Dijon. Le parking de 1 300 places est gratuit.
www.aeroportdolejura.com